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Définition du handicap

Testez vos connaissances

1. Les personnes ayant une ou des déficiences représentent plus de 12 millions de la population française. Vrai ou Faux ?

 

2. On reconnaît tout de suite les personnes handicapées. Vrai ou Faux ?

 

3. Travailler avec une personne handicapée nécessite toujours des adaptations de poste. Vrai ou Faux ?

 

4. Les salariés handicapés sont souvent absents de l'entreprise. Vrai ou Faux ?

 

5. Les personnes handicapées le sont de naissance. Vrai ou Faux ?

 

6. J'ai peu de risque d'être confronté(e) à une situation de handicap. Vrai ou Faux ?

 

 

                                                                      

 

 

Dans les faits, nous avons tous une représentation du handicap en nous, que nous avons la possibilité de faire évoluer.

 


Connaître le Handicap

Héphaïstos, le fils de Zeus est forgeron boiteux rejeté par sa mère et exclu de l'Olympe          .

Au moyen-âge, on parle des infra humains, bouffons et sans âme.

Au 17ème siècle, la personne handicapée n'est ni homme ni animal, réduit à la mendicité pour subsister.


L'origine du mot vient du jeu anglais « hand in cap » (17ème siècle), traduit par "la main dans le chapeau". Un jeu où l'on se disputait des objets personnels dont le prix était proposé par un arbitre, la mise étant déposée dans une coiffure (cap).

 

Par la suite, une compétition entre deux chevaux (1754), puis des courses de chevaux (1780), le glissement de sens s'expliquant par l'idée de jugement comparatif de la valeur (des objets, puis des chevaux).

Handicap est introduit en français, comme d'autres termes d'hippisme, avec l'idée d'égaliser les chances des concurrents en imposant aux meilleurs de porter un poids plus grand ou de parcourir une distance plus longue.

 

De là vient (1913) le sens figuré d'"entrave, gène", "infériorité" et, par extension (1964), celui d'infériorité momentanée" en parlant d'une collectivité par rapport à une autre.

 

Au cours des dernières décennies, le vocabulaire utilisé pour désigner les personnes handicapées a bien évolué. Si, vers 1960, on désignait ces personnes comme étant des infirmes ou des invalides, on parle aujourd'hui de « personnes handicapées » ou de « personnes en situation de handicap ».


En 1980, l'Organisation Mondiale de la Santé a établi une Classification Internationale des Handicaps (CIH), prenant en compte trois situations :

(1) la déficience (ou invalidité), résultant d'une maladie ou d'un traumatisme, définie comme la perte (sclérose, amputation) ou le dysfonctionnement de l'une des parties du corps (organe, membre, muscle). La déficience peut être temporaire ou permanente et nécessite des interventions portant sur la personne (exemple : rééducation fonctionnelle)
Elle peut également être évolutive ou stable, acquise ou innée.

(2) le handicap (ou incapacité), résultant d'une ou plusieurs déficiences, définie comme la difficulté ou l'impossibilité de réaliser des actes élémentaires physiques (se tenir debout, se lever...) ou psychiques (mémoriser). Elle peut nécessiter des aides techniques.

(3) le désavantage, conséquences du handicap par rapport à une situation sociale et qui se manifeste par la difficulté ou l'impossibilité de travailler, communiquer, suivre des cours... Il se situe à l'intersection de l'environnement social de la personne et des caractéristiques propres à l'individu.


La loi du 11 février 2005 donne la définition suivante du handicap : « constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant » (Art. L.114)

En faisant le choix de classer les déficiences en 5 grandes Familles (motrices, auditives, visuelles, psychiques et intellectuelles) différentes de celles données par le législateur, nous avons essayé d'être au plus près de la réalité terrain d'aujourd'hui.

 

 

Comment se comporter ?

Cette rubrique sera détaillée par type de déficience dans les rubriques suivantes.

 

En général :

Offrez votre aide sans l'imposer, en demandant à la personne ce dont elle a besoin.
Favorisez les communications franches et honnêtes.

Lorsqu'elle s'est adaptée à sa déficience, une personne ne sollicite de l'aide que lorsque nécessaire.

Essayez de voir davantage le potentiel que les limitations de la personne : tout le monde y gagnera !

Encouragez la personne à utiliser ces capacités, tout en résistant à l'envie de la surprotéger. Quelquefois, on peut se montrer attentif et apporter un soutien en étant simplement présent pour l'autre.


Il est fréquent que l'on se sente mal à l'aise en présence d'une personne handicapée car on ne sait pas comment se comporter, quels termes employer....

Un conseil : voyez d'abord la personne avant de voir son handicap.

Abordez la personne de face, de façon à ce qu'elle vous voit bien. Il est plus facile de comprendre une personne qui vous fait face ; cette position facilite la communication des expressions faciales ou du langage corporel qui transmettent beaucoup d'information.

Adressez-vous directement à la personne... plutôt qu'à son accompagnateur (le cas échéant)

Parlez d'une voix normale. Si la personne a de la difficulté à vous entendre, elle vous le dira.

 

Vous pourrez trouver également de nombreuses informations sur le guide des civilités.

 

 

 

Réponses au test !

1. Les personnes ayant une ou des déficiences représentent plus de 12 millions de la population française.
Vrai. Près de 12 millions de Français affirment qu'une ou plusieurs déficiences leur occasionne(nt) une gêne dans leur activité quotidienne.

 

2. On reconnaît tout de suite les personnes handicapées
Faux. 80% des personnes handicapées ont des handicaps non visibles.

 

3. Travailler avec une personne handicapée nécessite toujours des adaptations de poste
Faux. 8 personnes sur 10 peuvent intégrer leur poste sans aménagement particulier.

 

4. Les salariés handicapés sont souvent absents de l'entreprise
Faux. Au contraire, l'expérience montre qu'ils sont plutôt moins absents que les autres salariés car très motivés.

 

5. Les personnes handicapées le sont de naissance
Faux. 85% des personnes handicapées le deviennent après l'âge de 15 ans.


6. J'ai peu de risque d'être confronté(e) à une situation de handicap
Faux. Près d'une personne sur deux sera confrontée à une déficience ou à une maladie invalidante d'au moins 6 mois au cours de sa vie professionnelle.


Sources : centre d'orientation et de consultation psychologique, université de Laval